Questions fréquentes

LES BÉNÉFICES DU PROJET

1. Comment ce projet répond-il aux intérêts de l’Europe ?

Pour atteindre ses objectifs climatiques et énergétiques, l’Europe doit poursuivre le développement des interconnexions électriques transfrontalières. Le projet Celtic Interconnector répond à ces objectifs d’interconnexion, qui sont essentiels à la réalisation de la transition énergétique de l’Europe. Les interconnexions permettent aux Européens de bénéficier d’une électricité verte à moindre coût ainsi que de recourir à la solidarité européenne en cas de situation de déséquilibre entre consommation et production dans un pays. En facilitant l’arrivée d’un plus grand nombre d’énergies renouvelables sur le réseau, l’interconnexion contribuera également à réduire les émissions de gaz à effet de serre liées à la production d’électricité en Europe.
Par une décision du 14 octobre 2013, l’Union européenne a reconnu l’interconnexion France-Irlande comme un projet d’intérêt commun (PCI). Ceci a été reconfirmé le 23 novembre 2017. L’UE a également labellisé CELTIC en tant que projet e-Highway en novembre 2015.
En outre, le projet s’inscrit également dans le cadre des plans de développement du réseau français, irlandais et européen (TYNDP – Plan décennal de développement du réseau).

2. La France a-t-elle besoin d'une autre interconnexion (puisque la France a déjà atteint le seuil d'interconnexion de 10%) ?

L’interconnexion est considérée comme la clé d’un système électrique européen plus intégré visant à compléter le marché européen de l’énergie. Cela est considéré comme important pour aider l’Union Européenne à atteindre ses objectifs en matière de politique énergétique et de climat, à savoir une énergie abordable, sûre et durable pour tous les citoyens, ainsi que la décarbonisation à long terme de l’économie.

LA PORTÉE DU PROJET

3. Pourquoi la liaison électrique sera-t-elle en courant continu ?

La technologie à courant continu est la seule option envisageable pour des liaisons de grande longueur car cette technologie permet de limiter les pertes sur la liaison.

4. Pourquoi la capacité d’échange totale de la liaison sera de 700 MW ?

Cette capacité est la plus optimisée sur le plan technique et économique pour la France et l’Irlande car elle ne nécessite aucun renforcement significatif des réseaux électriques existants.

5. Quand le projet Celtic Interconnector a-t-il été lancé pour la première fois? Quel est l'état d'avancement?

RTE et EirGrid ont réalisé les premières études du projet en 2011 et réalisent depuis 2014 des études techniques et environnementales, y compris des études marines, qui ont confirmé la faisabilité technique du projet. RTE et EirGrid ont également réalisé des évaluations économiques de la rentabilité économique du projet. En septembre 2018, RTE et EirGrid ont soumis une demande d’investissement conjointe aux régulateurs de l’énergie des deux pays conformément au règlement PCI 347/2013EU.
Une fois la décision prise par les régulateurs sur les conditions de partage de l’investissement entre la France et l’Irlande vers avril 2019, RTE et EirGrid ont l’intention de déposer une demande de subvention pour travaux auprès de la Commission Européenne.
Sur la base de ces considérations, l’interconnexion pourrait être mise en service d’ici fin 2026.

6. En quoi consistent les études en mer ?

Des études géophysiques, géotechniques et environnementales ont été réalisées en mer afin d’analyser les fonds marins et de déterminer la route optimale pour la liaison sous-marine d’un point de vue technique et environnemental pour impacter le moins possibles les espèces vivantes de la zone. À la suite des études en mer et de l’identification du tracé privilégié pour la liaison, d’autres études ont été effectuées près des côtes afin d’éclairer la prise de décision quant aux emplacements possibles des atterrages.

7. Où ces études ont-elles lieu ?

Des études sur le littoral français ont eu lieu le long de la Ceinture Dorée. En Irlande, elles ont été menées le long de la côte de Cork.

8. Comment les aires d'étude en mer sont-elles déterminées ?

La définition de l’aire d’étude en mer s’est d’abord basée sur étude bibliographique qui a prise en compte les contraintes techniques, économiques et environnementales. Six possibilités de routes marines avaient été envisagées entre la France et l’Irlande. Après des études supplémentaires, un tracé privilégié a été identifié pour relier East Cork à la Côte des Légendes et à la Ceinture Dorée via l’ouest des îles de Scilly.
Cet itinéraire a ensuite fait l’objet d’une étude plus approfondie avant de conclure qu’il s’agissait du passage le plus praticable sans contrainte majeure et avec le moindre impact sur l’environnement. D’autres études ont été effectuées près des côtes pour analyser davantage les fonds marins, et ainsi éclairer la prise de décision concernant les sites d’atterrage possibles.

Pour en savoir plus sur la concertation
en France et en Irlande

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