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Celtic Interconnector FR

L’irlande et la France marquent le debut des travaux de construction du « Celtic Interconnector » et signent une declaration commune sur l’energie

By 13 novembre 2023novembre 28th, 2023No Comments

Illustration de la pose de la première pierre du projet Celtic Interconnectoe en présence de Xavier Piechaczyk, Président du directoire de RTE et Mark Foley, CEO EirGrid.

Dans le cadre du déplacement de la Première ministre Elisabeth Borne en Irlande, ce lundi 13 novembre, Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique, et Eamon Ryan, ministre irlandais de l’Environnement, du Climat et des Communications, se sont rendus dans les bureaux d’EirGrid à Dublin pour marquer le début du chantier de construction du projet Celtic lnterconnector.

Le début des travaux constitue une étape importante pour l’avenir énergétique des deux pays. Le Celtic lnterconnector est un câble électrique sous-marin à haute tension qui reliera les réseaux électriques de l’Irlande et de la France. Il aura une capacité suffisante pour alimenter 450 000 foyers et créera une liaison électrique directe entre l’Irlande et l’Union européenne.

RTE travaille avec son homologue irlandais, EirGrid, pour livrer le câble sous-marin de 700 mégawatts, avec des points de connexion entre la côte sud de l’Irlande et la côte nord-ouest de la France. Le projet devrait être achevé en 2026 et l’intégration au réseau est prévue pour 2027.

L’importance des interconnexions électriques, qui permettent de partager l’électricité entre pays, est appelée à s’accroître à mesure que la part des énergies renouvelables dans l’approvisionnement du réseau électrique irlandais et européen augmentera. Le Celtic lnterconnector fera également partie du plan de développement du réseau offshore, qui vise à mettre en place un système énergétique intégré pour les marchés européens de l’énergie. La Commission européenne contribue à hauteur de 530, 7 millions d’euros, au titre du mécanisme « Connecting Europe Facility » (CEF), à l’achèvement de la conception et de la réalisation du projet. Les contratsrelatifs à l’interconnexion celtique ont été signés en novembre 2022, à Paris.

 

L’Irlande et la France signent une déclaration d’intention commune sur la coopération en matière de transition énergétique

Le 13 novembre, l’Irlande et la France ont également signé une déclaration d’intention commune sur la « coopération en matière de transition énergétique ». Cette déclaration se fonde sur la volonté mutuelle des deux pays d’accélérer la décarbonation des systèmes énergétiques, et s’inscrit dans l’ambition collective plus large de faire de l’Europe le premier continent neutre en carbone d’ici 2050.

La déclaration s’appuie également sur les engagements existants énoncés dans le « Plan d’action conjoint Irlande-France 2021-2025 », adopté par les deux pays en août 2021. Le plan d’action conjoint a défini plusieurs projets prioritaires dans un certain nombre de domaines, y compris les efforts visant à soutenir la transition énergétique, en mettant l’accent sur les énergies renouvelables. Il prévoit une coopération accrue en matière de développement de l’énergie éolienne et solaire terrestre et un engagement à accélérer le déploiement des énergies renouvelables et des systèmes énergétiques en mer, notamment en intensifiant la coopération bilatérale et régionale en mer du Nord.

 

Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique, a déclaré :

« Je suis très heureuse d’être présente aujourd’hui en Irlande pour développer les relations étroites et amicales entre la France et l’Irlande en matière d’énergie et de climat. La déclaration commune sur l’énergie que j’ai signée avec mon collègue irlandais, Eamon Ryan, permettra d’approfondir les relations de travail entre nos deux pays. Je salue également le lancement du chantier de l’interconnexion celtique, qui renforcera la sécurité d’approvisionnement de l’Irlande et de la France et contribuera à la décarbonation de nos mix énergétiques. Cette visite est aussi l’occasion d’avancer sur nos priorités communes, notamment la préparation de la COP28, mais aussi de notre coprésidence à l’occasion de la prochaine conférence ministérielle de /’Agence internationale de l’énergie, en février 2024. Enfin, il était important pour moi de venir remercier les techniciens irlandais des réseaux d’ESB, qui sont venus en France pour aider à réparer les dégâts récents de la tempête Ciaran. »

 

Eamon Ryan, ministre irlandais de l’Environnement, du Climat et des Communications a déclaré :

« Je souhaite chaleureusement la bienvenue à Dublin à la ministre Agnès Pannier-Runacher et à ses collègues français, alors que nous continuons à renforcer nos relations avec notre voisin le plus proche de l’UE. Leur visite, ainsi que la signature de cette déclaration commune d’intention sur la coopération en matière de transition énergétique, symbolisent notre désir mutuel d’élever nos relations à un niveau supérieur. Ce que nous avons défini dans cette déclaration montre clairement que l’Irlande et la France joueront un rôle central dans les plans énergétiques européens plus vastes. Le lancement des travaux de construction du projet Ce/tic lnterconnector constitue un élément important de notre ambition énergétique commune. Cette nouvelle interconnexion électrique sera un élément clé de notre utilisation croissante des énergies renouvelables. Elle contribuera également à faire baisser les prix de l’énergie et jouera un rôle central dans le cheminement de l’Irlande vers un système d’électricité à consommation zéro-carbone. Elle permettra également de mieux intégrer les marchés européens de l’électricité et améliorera notre sécurité et notre résilience en matière d’électricité, en utilisant une énergie plus diversifiée. »

 

Déclaration commune d’intention

Les principaux aspects de la nouvelle déclaration commune d’intention sur la coopération en matière de transition énergétique sont les suivants :

  • À court terme, les deux pays s’efforceront de progresser dans l’évaluation de l’opportunité d’accroître les capacités d’interconnexion électrique, en s’appuyant sur les travaux en cours au niveau de l’UE sur le plan de développement du réseau en mer, qui devrait être publié au début de l’année prochaine. Si cette évaluation indique qu’une deuxième interconnexion pourrait être envisagée, les signataires seraient favorables à ce que les gestionnaires de réseau et de transport avancent vers une étude de préfaisabilité pour progresser vers une deuxième interconnexion.
  • Coopération accrue dans les domaines du développement de l’énergie terrestre : y compris le partage d’informations sur la conception des ventes aux enchères d’énergie renouvelable terrestre, la recherche de moyens innovants pour accroître l’utilisation de l’énergie solaire sur les toits et le partage des meilleures pratiques en matière d’autorisation de projets d’énergie renouvelable terrestre.
  • Énergie en mer : un engagement à accélérer le déploiement des énergies renouvelables en mer et des systèmes d’énergie renouvelable en mer, y compris l’intensification de la coopération sur l’énergie en mer, bilatéralement et régionalement dans la mer du Nord.
  • La volonté d’évaluer conjointement la manière dont les interconnecteurs hybrides (qui permettent à des groupes de parcs éoliens en mer de se connecter en une seule fois, en se branchant sur les systèmes énergétiques des pays voisins) et d’autres projets transfrontaliers pourraient contribuer à une plus grande intégration du marché et à un futur couplage sectoriel.
  • Suite à la signature d’un protocole d’accord par les opérateurs GRT, EirGrid et RTE le 13 novembre 2023, les deux pays ont l’intention d’établir des cadres de coopération spécifiques au niveau des ministères et des régulateurs afin de faciliter les accords mutuellement bénéfiques de transmission offshore et d’intégration du marché.
  • Discussions prévues sur les mesures potentielles à prendre par les ports pour renforcer le développement de l’éolien en mer ; et sur les besoins en compétences et en main-d’oeuvre pour le développement de l’éolien en mer.
  • Reconnaître que l’hydrogène produit par électrolyse peut devenir un substitut sans carbone aux combustibles fossiles dans de nombreux secteurs difficiles à décarboner. Les deux pays s’efforceront de favoriser et d’approfondir leur dialogue sur les méthodes et le rôle que l’hydrogène produit par électrolyse jouera dans les systèmes énergétiques français et irlandais.
  • Les deux pays approfondiront également la collaboration entre leurs agences de l’énergie respectives. Cela fait suite à la signature d’un protocole d’accord entre l’Agence française pour la transition écologique (ADEME) et la Sustainable Energy authority of lreland (SEAI). La collaboration comprendra l’échange de bonnes pratiques et l’identification d’opportunités de recherche et d’innovation sur lesquelles collaborer. Les domaines de collaboration comprennent l’électricité renouvelable, la chaleur décarbonée, l’efficacité énergétique, les transports et le changement climatique.
  • Le partage des meilleures pratiques pour relever d’autres défis, tels que l’acceptation sociale des projets d’énergie renouvelable et les retards liés à la planification.
  • L’Irlande et la France ont également l’intention de promouvoir des partenariats public-privé axés sur le marché et d’encourager la coopération entre les entreprises françaises et irlandaises et les autres acteurs concernés.

 

Plan d’action conjoint Irlande-France

Le plan d’action conjoint Irlande-France (2021-2025) a été convenu pour renforcer et approfondir les relations entre les deux pays à travers un éventail d’activités culturelles, éducatives et politiques.

Le plan a été signé par le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères de l’époque, Jean-Yves Le Orian et le ministre irlandais des Affaires étrangères de l’époque, Simon Coveney, lors de la visite du président Macron en Irlande, en août 2021.

Le plan d’action conjoint a défini un programme ambitieux reflétant les priorités communes de l’Irlande et de la France, dans un certain nombre de domaines, notamment :

  • le soutien au développement durable ;
  • l’amélioration de la connectivité commerciale ;
  • la promotion de l’économie numérique ;
  • le renforcement des liens en matière d’éducation et de recherche ;
  • la promotion de la langue française ;
  • encourager la coopération culturelle.

 

Conférence ministérielle de l’Agence internationale de l’énergie 2024

Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique et Eamon Ryan, ministre irlandais de l’Environnement, du Climat et des Communications, coprésideront la conférence ministérielle de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) de 2024 à Paris. La réunion ministérielle de l’AIE a lieu tous les deux ans pour définir le mandat de l’Agence et examiner ses réalisations. La réunion ministérielle de février 2024 marquera également le 50e anniversaire de l’Agence. Ce rassemblement constitue une occasion clé pour les pays d’évaluer les derniers développements sur les marchés mondiaux de l’énergie et la manière dont ils peuvent faire progresser la coopération internationale en matière de sécurité énergétique et de lutte contre le changement climatique.

 

Contact presse

Service presse d’Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique

Tél : 01 49 55 31 27 / Mél : presse.mte@climat-energie.qouv.fr